Saint Augustin

Fondateur des Augustins de l’Assomption, le P. Emmanuel d’Alzon a choisi de placer sa communauté sous le patronage de saint Augustin. La place centrale accordée au Christ, l’amour de l’Eglise, l’effort pour l’unité, sont à replacer dans ce contexte. Nous vivons aussi selon la Règle de saint Augustin, écrite près de 1400 ans auparavant, qui insiste sur l’unité et la fraternité dans la communauté. Nos œuvres d’accueil (communautés, foyers, auberge de jeunesse) s’inscrivent ainsi dans ce charisme augustinien !

Augustin est né en 354 à Thagaste (actuellement Souk Akhras, en Algérie), dans une région qui fait partie de l’Empire romain. La société romaine est alors en train de se christianiser, d’où une situation de grand pluralisme religieux où foisonnent anciennes et nouvelles religions, chrétiens dissidents, mais aussi sectes ou groupes ésotériques. Son père, Patrice, est ainsi païen, tandis que sa mère, Monique, est chrétienne. Il débute enfant son parcours catéchuménal, mais il mettra de nombreuses années avant de recevoir le baptême. Il part étudier la rhétorique (l’art de l’élocution) à Carthage, où il en profite pour goûter aux plaisirs de la vie : les théâtres, les spectacles… et les femmes. A 17 ans, il a un fils nommé Adéodat. Elève doué, il devient professeur de rhétorique. A la lecture d’un ouvrage de Cicéron, l’Hortensius, il entreprend une quête pour rechercher la sagesse et le bonheur. Déçu par son premier contact avec la Bible, il fréquentera différents groupes religieux (les manichéens puis des adeptes des philosophes néoplatoniciens) avant de décider de se convertir au christianisme. Entre-temps, il est parvenu à Milan où les prédications de l’évêque Ambroise sont déterminantes pour lever les blocages qui le paralysent. Il est baptisé avec son fils et ses amis à Pâques 387. C’est ce parcours qu’il retrace dans les célèbres Confessions. Il se rend compte que dès le début de sa quête, Dieu était avec lui et que son cœur était sans repos, tant qu’il ne l’avait pas encore trouvé.

Après son baptême, Augustin revient dans son Afrique natale où il décide de mener une vie monastique avec quelques compagnons. Mais le service de l’Eglise l’appelle à lui. Alors qu’il est de passage dans la ville d’Hippone (actuelle Annaba), il se retrouve ordonné prêtre en 391 – contre sa volonté et par acclamation populaire ! Puis il devient évêque de cette ville après quelques années. Il y exerce une intense activité pastorale et littéraire, écrivant de nombreux traités et livres de théologie (comme De la Trinité ou La cité de Dieu) qui sont encore lus aujourd’hui. Il est aussi très impliqué dans des controverses doctrinales qui marquent l’Eglise d’Afrique du Nord. Infatigable défenseur de l’unité de l’Eglise et de la primauté de la grâce, il meurt en 430 dans Hippone assiégée par les Vandales.

Augustin est aussi un fondateur de communautés religieuses. Avant d’accéder à la responsabilité de l’épiscopat d’Hippone, il vit en communauté avec plusieurs frères laïcs. Devenu évêque en titre, il demande aux clercs du diocèse de vivre avec lui. Il écrit une règle de vie, connue sous le nom de Règle de saint Augustin que de nombreuses communautés masculines et féminines adopteront par la suite (Ordre de saint Augustin, religieuses augustiniennes, Chanoines réguliers, Dominicains et Dominicaines, Assomptionnistes…). On peut caractériser sa spiritualité par deux mots : intériorité et communauté.

P. Nicolas Potteau

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