Vie religieuse… Les étapes de la formation

Le premier contact

Bien des chemins ont été empruntés ; il suffit de demander aux jeunes religieux actuels. Le moyen privilégié est la rencontre avec un père assomptionniste. Les occasions de manquent pas : paroisses, aumôneries, Pèlerinage national de Lourdes, ou plus important encore : une ou deux années passée(s) dans un de nos foyers étudiants ou une communauté d’accueil. Les liens peuvent se tisser autrement : par internet, à travers la revue l’Assomption et ses Œuvres, par le volontariat international, par le Pèlerinage en Belgique Beauraing-Banneux.

Le jeune candidat devient un « regardant ». Cette période est d’une durée indéterminée, c’est le jeune qui la gère.

Le postulat, temps de discernement des motivations

Ce temps est « centré sur le discernement des motivations et des attitudes qui sont à l’origine du désir de vie religieuse ». Le jeune vit dans une communauté désignée, poursuit ses études ou un travail professionnel. Il s’agit d’approfondir la connaissance de soi-même, la vérification de la « solidité de son désir de suivre le Christ, mais aussi de vérifier son aptitude à vivre en communauté et son désir de vie apostolique ».

La durée de cette période peut varier d’un candidat à l’autre selon les circonstances et la maturité de son cheminement, en général 1 ou 2 ans.

Le noviciat

La durée du noviciat est fixée par le droit propre à la congrégation, une année. Dans des cas particuliers, le novice peut demander de prolonger le noviciat d’un an, à moins que le père provincial demande cette prolongation (six mois supplémentaires maximum).

Cette année est une année de formation spécifique à la vie religieuse dans la congrégation : expérience spirituelle, discernement de la vocation, confirmation de l’appel reçu, connaissance du fondateur, de l’histoire de la congrégation, de la vie religieuse au cours des siècles, de sa spiritualité, de son charisme, de ses sources , saint Augustin, la règle de vie, des grands textes du magistère, pratique quotidienne de la prière liturgique de l’Eglise. A cette étape, le dialogue régulier et loyal avec le maître des novices est fondamental et indispensable. C’est au terme de ce cheminement que le novice demande son admission à la première profession.

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Première profession, Juvisy, septembre 2016

Le temps de la formation théologique

La formation se fait en général dans une université catholique ou un séminaire. Le jeune religieux vit en communauté ; il prend sa part dans les décisions communautaire car il vit comme un religieux. Il renouvelle ses vœux tous les ans jusqu’à ses vœux définitifs (après 3 ans minimum, 6 ans maximum)

C’est « un temps d’enracinement et de déploiement des acquis, temps d’apprentissage de la fidélité, de l’endurance et de la patience. C‘est aussi un temps où le frère approfondit l’esprit et la vocation  de la communauté apostolique, enfin un temps de préparation à sa mission future ».

Concrètement, cette période est généralement marquée par une formation philosophique et théologique exigeante ; certains sont appelés à poursuivre leurs études jusqu’au doctorat.

Au terme des vœux temporaires

Le jeune religieux marque un temps : pendant un an, même si la vie ordinaire continue, il prend particulièrement  le temps de discerner : 3 weekends et une retraite silencieuse d’au moins une semaine.

Puis le religieux rédige une demande et un long bilan personnel, un texte d’action de grâce pour tout ce qui a été vécu, n’éludant pas les questions qui demeurent. Les religieux avec qui il a vécu toutes ses années de formation donnent aussi leur avis. Puis le jeune religieux est appelé par le Supérieur général de la Congrégation. Alors a lieu la grande célébration des vœux définitifs où le religieux prononce solennellement :


En présence de mes frères et de mes sœurs, entre vos mains,  père provincial, représentant le Supérieur Général, par amour du Christ et pour étendre son Règne, moi frère N. je promets à Dieu de vivre dans la pauvreté, dans la chasteté et dans l’obéissance religieuse jusqu’à la mort, selon la Règle de saint Augustin et la Règle de vie de l’Assomption

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Profession perpétuelle

Et la prêtrise ?

Assomptionniste, il est avant tout religieux. Pour le service de l’Eglise et le bien de la congrégation, il peut lui être demandé de se préparer, s’il le désire, à recevoir les ordres sacrés.  C’est après la profession perpétuelle que le candidat au sacerdoce peut demander l’ordination diaconale et presbytérale. Une année diaconale lui permet de faire ses premiers pas dans le service et le ministère ordonné.

Formation continue

Il est évident que la formation ne s’arrête pas ici. C’est tout au long de sa vie que le religieux doit cultiver son esprit, son cœur, son intelligence.

Cela peut sembler long mais quelle œuvre splendide ! Le P. d’Alzon, notre fondateur ne disait-il pas : « De tout ce que j’ai été amené à faire,  il me semble que la meilleure œuvre, celle qui me donne le plus de confiance au moment de paraître devant Dieu, c’est la quantité d’âmes qu’il m’a été donné de lui consacrer, les vocations et les vierges que j’ai pu consacrer à Jésus-Christ…A mes yeux, ç’a été l’œuvre la plus importante et la meilleure de ma vie sacerdotale ». (Cité dans les Ecrits Spirituels, p. 845).

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